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Avec cette fin
d'été, notre région se retrouve en état de
sécheresse. " Une Alerte " est déclanchée
dans le secteur de l'Arc aval, " Un état de Crise " pour
la Touloubre et même " crise renforcée " pour l'Arc
amont... Cet été encore, les Bouches-du-Rhône ont
vécu au rythme des arrêtés préfectoraux limitant
la consommation d'eau, en raison d'une sécheresse persistante depuis
plusieurs années.
Selon le niveau
des cours d'eau surveillés, ces limitations sont plus ou moins
contraignantes pour les usagers, allant jusqu'à l'interdiction
de tout prélèvement dans le milieu naturel au stade de "
crise renforcée ", le plus haut niveau défini par le
plan cadre sécheresse.
" A chaque changement de stade, nous informons les communes et
nous attendons d'elles une sensibilisation de leurs administrés
", indique Hervé Brulé, directeur départemental
délégué de l'agriculture et des forêts. La
plupart des villes concernées sont d'ailleurs organisées
en syndicat pour gérer ces questions. " Nous avons un rôle
pédagogique, les usagers souhaitent avant tout savoir s'ils sont
concernés, et comment ils doivent agir si c'est le cas",
explique Corinne Lacroix, chargée de projet pour le syndicat d'aménagement
du bassin-versant de la Touloubre, qui réunit 18 communes de Venelles
à Saint-Chamas. Même si certains disent : "J'ai payé
mon eau, je veux m'en servir ! la plupart des personnes restent sensibilisées
à ce problème et comprennent qu'il faut faire un effort.
"
Pour les récalcitrants, l'amende prévue est de 1 500 euros
par infraction constatée pour un particulier. Cinq fois plus pour
une personne morale. Chaque semaine, trois agents de la police de l'eau
effectuent des vérifications sur le terrain, auprès des
gros utilisateurs ainsi que le long des cours d'eau.
En général, la première visite permet de rappeler
les consignes et les usagers se mettent en règle. C'est surtout
cette prise de conscience qui joue, mais nous en gardons tout de même
certains à l'oeil. " L'an dernier, un seul PV a ainsi été
délivré, aucun pour l'instant cette année".
Deux grands cours d'eau irriguent les Bouches-du-Rhône : le Rhône
et la Durance, auxquels s'ajoutent plusieurs rivières dans l'est
du département : l'Arc, la Touloubre, la Cadière et l'Huveaune.
Ce sont ces cours d'eau qui sont surveillées en période
de sécheresse. Chaque année, le plan cadre sécheresse
définit des limitations d'usage en fonction du niveau de l'eau
sur certaines portions.
En revanche, une grande partie du département bénéficie
d'un approvisionnement à partir du réseau de canaux Durance-Verduron,
qui permet à une grande partie des usagers de ne pas être
touchés par les mesures de restriction.
Et c'est le cas pour Salon ou 80 % de son alimentation en eau vient de
la Durance, donc des Alpes. Et cette année la retenue d'eau de
Serre Ponçon a fini le printemps avec sa cote d'eau maximum. Mais
pour ce qui est du sud de la ville et essentiellement le secteur de l'Ecole
de l'Air, c'est la Touloubre qui alimente les habitants. Et là,
il faut vivre au rytme des restrictions d'eau !
" Il convient toutefois,
là aussi, d'adopter des habitudes de consommation raisonnables
", précise la préfecture. Toutes les recommandations
sont recensées sur le site de l'institution (www.bouches-du-rhone.pref.gouv.fr).
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