VACANCES D'ETE: les touristes Salonais
surveillent leur budget
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Pour ce mois de juillet qui se termine, les professionnels du tourisme font plutôt grise mine. Que cela soit dans notre région, ou sur la côte, on ne peut pas dire que le mois juillet n'est pas été des plus satisfaisant.

Des pique-niques sur les plages ou sur le place publique, un dessert pour deux au restaurant, des séjours toujours plus courts : si les Français continuent à partir massivement en vacances cet été, surtout dans notre région, ils surveillent de plus en plus leur budget et tentent de négocier les prix. Nous en avons rencontré ces jours-ci dans les rues de Salon.

Dans notre ville, les restaurants et cafés subissent de plein fouet la baisse du pouvoir d'achat des vacanciers, avec des chutes de fréquentation jusqu'à 20 ou 30% en juillet, selon leur syndicat patronal (Umih). Les hôteliers s'en tirent mieux, tout comme les campings qui ont commencé à recruter parmi les cadres. " Une nouvelle clientèle fréquente nos campings " entend t-on du côté de certains campings du Pays salonais.

"Pouvoir d'achat oblige, de plus en plus de Français ont tendance à choisir des modes d'hébergement moins onéreux" comme les campings ou des gîtes ruraux "dont les réservations sont au beau fixe", reconnaît à l'AFP, Hervé Novelli, secrétaire d'Etat au Tourisme.

"La fréquentation dans les campings est au moins équivalente à celle de juillet 2007, et les perspectives semblent excellentes pour août, mais les séjours sont plus courts", nuance t-on au côté de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air (FNHPA).

Si les campings tirent leur épingle du jeu, ce sont "surtout les à-côtés qui trinquent": l'activité de plusieurs restaurants du centre ville de Salon, a baissé de 15%, car "les gens préfèrent aller au supermarché et manger dans leurs campings", assure un restaurateur bien connu du Centre ville.

Sur la Côte d'Azur, également, les restaurateurs font grise mine: "Plutôt que de dépenser 50 euros pour un repas, on préfère un pique nique sur la plage", déplore Michel Tschann, président du syndicat hôtelier local.


Toujours en bord de mer, la plaisance en prend un coup. Les balades en bateau pâtissent de la hausse des carburants: les vacanciers "sortent moins souvent en mer" et "font attention à la manière dont ils naviguent pour avoir un meilleur rendement de leur moteur", constate Alain sur le port de Cassis.

Les Français multiplient les astuces pour ne pas dépasser leur budget vacances : covoiturage pour économiser de l'essence, échange d'appartements pour s'assurer un canapé pas cher, recours accru au vélo, séjour à la campagne contre petit boulot. C'est le cas de Gérard et Aline, des nordistes rencontrés sur le marché de Salon. " Nous avons trouvé un hébergement gratuit dans la Crau en échange de petit travaux à la ferme ! ".

Une première cet été, les vacanciers "tentent leur chance pour marchander une baisse des prix de leurs chambres", témoigne Yannick, qui possède un Gîte rural dans la région. " Et ce indépendamment de leur salaire, qu'ils gagnent le Smic ou 3.000 euros par mois".

Plus d'un quart des Français ont mis de l'argent de côté pour financer leur départ, et les deux tiers des vacanciers comptaient renoncer à des activités payantes, selon une étude du Credoc. Face à l'envolée des prix à la pompe, 56% des touristes envisageaient de partir moins loin cette année. Et on le ressent dans la région. Moins de monde dans les Alpilles et sur la Côte d'Azur.

Si "les Français ne sont pas prêts à sacrifier la qualité de leur hébergement", ils "font des arbitrages draconiens sur place", relève Didier un professionnel du tourisme local : "Certains arrivent en 4X4 et font leurs courses dans les hard-discount ou ont les coffres remplis de victuailles." Il est vrai que l'on voit beaucoup de voitures étrangères à notre région sur les parkings de nos Hards-discounts.

De nombreux vacanciers se font également héberger par la famille, à l'instar de Philippe de Salon, venu avec ses deux filles à Strasbourg. Les années passées, il avait opté pour un village vacances. "On ne fait pas d'économies, on fait attention", dit-il. Mais car même être héberger gratuitement dans la famille, permet de dépenser un peu plus dans d'autres divertissements.

Une note positive quand même pour les professionnels du tourisme : le mois d'août est annoncé comme plus favorable, avec des réservations en hausse.