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CONSEIL
MUNICIPAL
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Après plus d'une heure fastidieuse à procéder à la nomination des grands électeurs pour les élections sénatoriales, les élus du conseil municipal se sont penchés sur le projet de la future mosquée. 39 membres du conseil municipal voteront aux élections sénatoriales du 21 septembre prochain. En plus 6 délégués du conseil ont été élus. 5 pour la majorité et 1 pour l'opposition. Mais c'est la délibération sur la mise en place d'un bail emphytéotique d'un terrain municipal qui a agité le conseil. La proposition du maire, Michel Tonon, est simple. Afin de contourner la loi de 1905 qui interdit le financement public des cultes, le maire propose de louer un terrain de prés de 2500 m2 dans le quartier des Canourgues à l'Association LES AMIS DE LA PAIX. Cette association devra trouver les financements nécessaires pour construire la future mosquée. Un bâtiment dont le permis de construire est à l'étude. Un bâtiment sur 3 niveaux de 1100 m2 est prévu. L'association a deux ans pour lancer les travaux. Le terrain se trouve le long
du boulevard des Nations Unis, prés de l'école de St Norbert.
Le loyer annuel a été estimé par le service de domaine
à 19880 € mais le maire propose un prix de 1000 € annuel
pour ce terrain. Ce à quoi Michel Roux, au nom de l'opposition, lui a rétorqué qu'il trouvait un peu léger que les garanties notamment sur l'origine du financement ne soit pas actées dans le projet de bail au travers d'une clause suspensive. En préambule, Michel
Roux a tenu à préciser : " qu'il était profondément
laïque " mais qu'il trouvait anormal que les fidèles
musulmans soient obligés de prier dans des caves......"Les
collectivités doivent s'engager aujourd'hui à fournir des
lieux décents ". Il remercia le maire d'amener aujourd'hui
le débat sur ce projet. Michel Tonon, satisfait que l'idée d'une mosquée, malgré les divergences de superficie, puisse entraîner une grande adhésion, rassura l'opposition en précisant : " nous devons faire confiance à la communauté musulmane pour gérer au mieux son projet ". Quant à Nicolas Isnard, toujours pour l'opposition, il regretta lui aussi le gigantisme du projet et signala : " qu'entre la cave et la grande mosquée du nord des Bouches du Rhône, il y avait peut être un juste milieu ". Et de faire une proposition : " pourquoi ne pas faire des salles de prières de proximité dans les quartiers qui seraient construite par la ville et louées avec un bail emphytéotique à la communauté ? ". Et le maire de répondre que c'était illégal. Mais entre la possibilité de louer un terrain vide ou un terrain construit, la limite n'est pas vraiment claire. Seule la majorité a voté pour ce projet. L'opposition s'est abstenue. Le projet est accepté.
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