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Après la sortie en 2007
d'un jeu Vidéo sur PC, voici Nostradamus : La Dernière Prophétie,
qui se voit adapté sur la portable au double écran de Nintendo.
Le jeu vous demandera de sauver la Famille Royale d'un complot diabolique
en 1566 et qu'il fait intervenir des personnages aussi prestigieux que
Catherine de Medicis ou celui qui a donné son nom au jeu, Michel
de Notre-Dame, plus connu sous le nom de Nostradamus.
L'intrigue se
passe en 1566 à Salon de Provence. Quand Catherine de Médicis
vient demander à Nostradamus d'enrayer une malédiction,
qui menace la Famille Royale, l'astrologue, fatigué et malade,
n'a pas d'autre choix que d'envoyer sa fille à sa place. Commence
alors pour Madeleine une enquête troublante ou complot politique
et prophéties mystiques se mêlent étrangement.. Tantôt
jouant son propre rôle, tantôt travesti en homme quand les
circonstances l'y obligent, la jeune femme dénoue les fils d'une
sombre intrigue, où se dessine peu à peu l'ébauche
d'un destin hors du commun.
Mais plus particulier dans
la mise à toutes les sauces de notre prophète local , c'est
le nouvel album de Judas Priest qui officie dans le style musical métal
depuis 1970 et depuis ses débuts a vu son style évoluer,
tout comme sa composition. Et depuis 2003, Rob Halford est de retour au
chant après dix ans d'absence. Cela n'a pas été sans
influence sur le style et les textes. Mais, pour beaucoup, Judas Priest
reste un groupe de Metal pur et dur avec des morceaux plus speed et l'utilisation
de la double pédale par le batteur comme dans Painkiller.
En
faisant le choix d'un concept album sur Nostradamus, le groupe n'a pas
choisi la facilité. Car Judas Priest n'est pas un groupe coutumier
des balades, des morceaux symphoniques et Rob Halford a été
apprécié pour ses capacités vocales, ses montées
tout en puissance et moins pour un feeling tout en douceur. Ce que l'on
entrevoyait dans le précédent Angel of Retribution, est
confirmé ici : c'est un nouveau Rob Halford et donc un nouveau
Judas Priest. Mais qui dit nouveau ne dit pas forcément mauvais.
Réparti sur 2 CD et
23 titres, l'album raconte l'histoire de Nostradamus à travers
un véritable Opera Metal. Rob Halford n'est pas un narrateur, il
est Nostradamus. Voilà tout le choc culturel qui va s'opérer
vis-à-vis des habitués du Priest. Il faut donc prendre cet
album en faisant abstraction des habitudes du groupe.
Très vite, l'imagination fait le reste, bien aidée par le
très beau livret du digipack : on voit Nostradamus dans son antre.
On le voit dans les cours royales, dans un monde de guerres, de trahisons.
On le voit aimer, pleurer. C'est tous ces sentiments qu'arrivent à
retranscrire les titres de l'album. Et comme dans toute vie aussi mouvementée,
il y a des hauts, des bas, des moments puissants, d'autres en douceur.
Et Rob Halford excelle véritablement dans une subtilité
qu'on ne lui connaissait guère.
On retrouve le très
efficace duo de guitariste, Glenn Tipton et KK Downing, pour offrir des
morceaux plus classiques du Priest (Nostradamus et War, choisis peut-être
à tort comme single). Mais le rythme de l'album est beaucoup plus
lent que d'ordinaire. Les morceaux sont évidemment plus longs,
très loin des commerciales 3 min 30, mais il n'y a pas à
s'en plaindre dans des morceaux aussi magnifiques qu'Alone ou Lost Love.
Alors, à quand un concert
de Judas Priest à l'Empéri
pour les amateurs de Métal,
bien sur pas forcément ceux de Nostradamus !!!
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